Sénégal
Processus électoral, création de coalition politique et communication politique

Ateliers de formation des jeunes et femmes des partis politiques et de la société civile
Ziguinchor

© FNF Westafrica

La Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, en collaboration avec la Maison du Citoyen de Kolda a organisé une série de renforcement de capacité destinée aux jeunes et femmes des partis politique et de la société civile dans les régions de la Casamance (Kolda, Sedhiou et Ziguinchor). Le thème portait sur « Processus électoral, création de coalition politique et communication politique ».

Au Sénégal, les périodes électorales sont des moments d’effervescence politique. Les jeunes et les femmes sont les plus en vue. Dans les états-majors des partis politiques, un intérêt particulier est porté sur l’élaboration de stratégies électorales. Chacun croit en ses chances. Dans cette course vers le pouvoir, les alliances se tissent. Les promesses succèdent aux promesses. Les bourdes langagières se multiplient également. Ce faisant, les acteurs politiques projettent une certaine image d’eux-mêmes au sein de l’opinion publique. Toute cette situation pose avec acuité la problématique de la communication politique. Ange ou démon ? Pour les uns, la communication politique est un instrument de manipulation qui influence les foules et dénature la démocratie. Pour les autres, au contraire, la communication politique est l’unique voie démocratique pour assurer le gouvernement du grand nombre dans des sociétés individualistes de masse.

Quoiqu’il en soit, la politique est largement devenue une affaire de communication. Naguère rejetée du côté des procédés peu avouables de conquête des électeurs, celle-ci apparaît aujourd’hui comme une exigence des citoyens. Entendue au plan anthropologique comme une activité spécialisée de valorisation du travail et du pouvoir politiques, la communication politique est indissociable du problème de la représentation et de la légitimation de l’autorité politique.

La communication politique moderne ne peut plus se contenter, comme auparavant, de la qualité littéraire des discours politiques et de la rhétorique de ses énonciateurs. L'homme politique doit écouter et comprendre les attentes de ses compatriotes, et en retour transmettre et informer ces derniers sur ses orientations politiques ; lesquelles sous-tendent son action.

Quelle stratégie de communication politique dans un tel contexte ? Que dire et comment le dire? Quelle posture adopter pour se légitimer aux yeux de l’opinion ?  Comment construire une solide réputation et une bonne image politique ? Comment maitriser les données fondamentales dans la stratégique de communication politique ? Comment créer des coalitions politiques pour renforcer ses sens de gagner des élections ? Comment maitriser le processus électoral sénégalais ? Ces questions, entre autres, ont été l’ordre du jour de cette série d’ateliers.

Maison du Citoyen
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